Quel avenir pour l'élevage ? - AVSF consultation

MANGER PLUS DE VIANDE, C’EST L’AVENIR !

#D'accord
#Pas d'accord

Des mouvements qui invitent à consommer moins de viande, à privilégier les petits producteurs ou à arrêter complètement son utilisation se multiplient. Pourtant, au cours des 50 dernières années, la consommation de viande dans les pays industrialisés a été multipliée par 5, alors que la population a “seulement” doublé.

Peut-on réellement parler de progrès ?

  • 14,5 % des émissions

    de gaz à effet de serre sont liées aux filières de l’élevage, soit autant que le secteur du transport.

  • 80 % de la déforestation

    dans la forêt amazonienne est liée à la libération d'espace pour le pâturage ou la production de soja et céréales pour nourrir le bétail.

  • Au cours des 10 dernières années,

    les scandales alimentaires et les épidémies liées à des filières d’élevage intégrées, intensives ou agroindustrielles, se sont multipliées.

  • Et pourtant,

    l’élevage assure les moyens d’existence et la sécurité alimentaire de 45 millions d’éleveurs dans les pays développés et 1,3 milliard dans le monde !

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Au cours des dernières années, la demande européenne en soja sud-américain pour nourrir le bétail a explosé. Au Brésil, le soja occupe déjà 35 millions d’hectares pris sur la forêt amazonienne, soit la surface de l’Allemagne. Pour les éleveurs européens, une priorité absolue : retrouver une autonomie en protéines végétales à partir de légumineuses.

Doit-on manger moins de viande ?

Dans les pays industrialisés et émergents, questionner notre consommation de viande et privilégier la qualité à la quantité sont des options d’avenir, tant pour notre santé que pour le climat, l’environnement et le bien-être animal ! Pour de la qualité, il faut lutter contre les élevages intensifs et privilégier des élevages paysans à taille humaine, respectueux du vivant et garants du maintien d’emplois en milieu rural.
Au Sud, l’élevage, en général extensif, fait vivre des millions de paysans qui n’ont parfois pas d’autres sources de revenus, comme en montagne ou dans les zones arides du Sahel, des Andes ou de Mongolie. AVSF s’engage en faveur de ces élevages car la survie des paysans en dépend.

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Le pastoralisme est un système d’élevage qui consiste à déplacer un troupeau sur une vaste étendue à la recherche d’eau et d’herbe. Il porte de nombreux espoirs, lorsque les éleveurs collaborent pour mettre en valeur un tel espace et protègent la biodiversité. Il leur permet de vivre dignement dans des espaces géographiques difficiles et de s’adapter plus facilement aux changements climatiques.

Peut-on élever des animaux sans polluer ?

Ce sont bien les élevages intensifs et concentrationnaires qui portent une responsabilité dans les émissions de gaz à effet de serre, l’importation de soja au détriment de la forêt brésilienne, l’usage massif d’antibiotiques ou encore la pollution des eaux. Mais un autre modèle est possible !
Les élevages paysans à taille humaine et l’élevage pastoral font vivre des millions d’hommes et de femmes à travers le monde, et ils entretiennent, bien plus qu’ils ne détruisent, des écosystèmes souvent fragiles. En accompagnant ces paysans-éleveurs à nourrir leurs animaux à partir de produits locaux, à protéger la biodiversité des espaces qu’ils utilisent, à soigner leurs troupeaux en limitant l’usage de produits de synthèse, à veiller au recyclage des effluents pour la fertilisation des champs, AVSF montre qu’il est possible de produire mieux.

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Au Nord du Mali, dès 2005, AVSF a mis en place un dispositif mobile de santé mixte humaine et animale : des équipes médicales et vétérinaires vont à la rencontre des campements d’éleveurs transhumants. Depuis 2017, plus de 35 000 personnes ont ainsi été soignés, et 120 000 animaux traités

Peut-on éviter la transmission de maladies entre les animaux et les humains ?

Les épidémies comme la grippe aviaire H5N1 et plus récemment le COVID-19 nous rappellent combien santé animale et santé humaine sont liées. Dans les conditions d’élevage intensif et de filières intégrées, les maladies se transmettent à grande vitesse, en raison de la concentration des animaux, du transport entre différents intermédiaires et de l’usage souvent abusif d’antibiotiques favorisant l’antibiorésistance.
Au Sud, les agronomes et les vétérinaires d’AVSF promeuvent des élevages paysans et familiaux qui présentent bien moins de risques de diffusion d’agents pathogènes. Ils forment les éleveurs paysans aux pratiques agroécologiques d’alimentation et de soin en limitant l’usage d’antibiotiques, coûteux et dangereux, et aux pratiques de biosécurité de leurs élevages. Dans les communautés rurales isolées, ils forment des auxiliaires vétérinaires paysans pour soigner et détecter très vite d’éventuelles maladies dangereuses transmissibles à l’humain.


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